La douane chilienne nous refuse l’entrée sur le territoire.

Impensable !!! Alors que nous pénétrions le parc national Lanin pour admirer le volcan Lanin, côté Nord, et du coup passer la douane par le Paso Maloul Mala, pour passer de l’Argentine au Chili.

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Nous voici pris dans une file d’attente de plus de 1 km! 1 km, vous lisez bien soit près de 200 voitures qui attendent pour passer le contrôle douanier pour entrer au Chili. Pour ceux qui ne le savent pas encore, lors du passage en douane vers le Chili, on ne peut emporter quasi aucune nourriture. Pas de fruits, de légumes, de viandes, etc… donc rien à manger pendant de longues heures! Génial quand on voyage avec des enfants! Heureusement on a de l’eau.

Ce qui est intéressant dans ce genre de situation, c’est d’observer les allers et venues des gens. À Chaque nouvelles voitures qui arrive dans la file, on voit le conducteur sortir de son véhicule pour prendre compte de la situation.

Il y a aussi les besoins naturels qui doivent se faire! Du coup, il y a des aller et venues vers les bois. Petite ou grande commission, suffit de regarder si il y a le rouleau de pécu dans la main. Il y a les timides qui cachent le papier et les sans gênes qui feraient leur commission quasi sur la route. Hilarant.

Bref, après 3h de file nous arrivons à la douane Argentine. Rien à signaler! Papiers fait relativement rapidement, papiers du véhicule également, tout est en ordre, on peut passer à la douane suivante, celle du Chili. Eh oui, il faut savoir qu’ici les douanes ne se trouvent pas au même endroit. Nous remontons donc en voiture et en route pour 2 kms jusqu’à la douane chilienne. Les douanes ferment à 20h, nous devons nous dépêcher car il est 18h50 et nous avons encore 2kms à parcourir mais aussi la crainte de la file d’attente. Si nous arrivons trop tard, nous serons pris dans le no-man’s land entre l’Argentine et le Chili.

Nous arrivons enfin à la douane Chilienne, à temps pour les formalités. Nous faisons la file au 1er guichet, l’immigration. Et là, mesdames et messieurs, que le spectacle commence.

Le douaniers: »Bonjour, puis-je avoir le(s)  document(s) qui atteste(nt) que les enfants qui sont là, sont bien les vôtres!! »

Nous: »heu, pardon, ben ils portent le même nom que leur père  »

Le douaniers: »ma sœur porte le même nom que moi et pourtant, ce n’est pas ma fille, répond-il! »

Nous: »pas encore, agacé, je lui explique qu’en Belgique, contrairement à la France, nous n’avons pas de carnet de famille et que donc bien, ce sont seuls documents que nous possédons pour justifier le lien parental ».(nous avions bien les extraits d’actes de naissances complets avec nous mais rangés loin quelque part dans la voiture)

Le douaniers: »ça m’est égal!, répond-il! »

Nous (là, ça commence à nous agacer): »bien, écoutez monsieur le douanier, nous n’avons rien d’autre et de surcroît, ce n’est pas la 1ere fois que nous entrons au Chili, mais la 2eme et cela fait 6 mois, que nous voyageons en Amérique du Sud et jamais personne ne nous a demandés un tel document »

Le douaniers: »hum!! » Il tapote alors sur son ordinateur sans rien dire et puis, nous tamponne nos passeports » il semble que le fait d’être déjà entré une 1ere fois au Chili, nous a évité de longues explications.

Alors que le douanier tamponne nos passeports, un agent de la douane nous interpelle.

« C’est à vous le Land-rover gris! »

Nous: »oui, pourquoi? »

Agent des douanes: »Vous ne pouvez pas rouler sur le territoire du Chili, car vous avez le volant à droite »

Nous: »vous plaisantez, nous avons fait déjà 1200 kms sur le territoire, et c’est la seconde fois que nous entrons dans votre pays, la loi n’a pas changée depuis lors »

Agent des douanes: » quoi qu’il en soit, je ne peux vous laisser entrer car sinon la gendarmerie militaire, va vous confisquer votre véhicule, et ce sera la responsabilité des douanes qui sera engagée car on vous aura laisser entrer sans rien dire! »

Il s’agit d’un problème de sécurité routière car vous ne pouvez pas voir les véhicules qui arrivent dans l’autre sens si vous doublez »

Là, la discussion commence à tourner au vinaigre car il est 19h50, la douane ferme à 20h et que si nous ne pouvons pas entrer au Chili, il faut procéder à l’annulation de notre entrée et retourner en Argentine. Si cette annulation, n’est pas faite endéans les 30 minutes de l’entrée, une autre procédure doit être engagée et serons considérer comme illégaux sur le territoire chilien.

Là, l’équipe de choc Séverine et Nicolas, se met en route, Séverine prend à partie le douanier et lui rétorque et lui demande de venir avec elle discuter avec les militaires. Ce dernier bien évidemment touché à son ego, refuse! Qu’à cela ne tienne, Séverine s’en va de ce pas les alpaguer et leurs demander des comptes. De mon côté, je leurs faits bien comprendre, que de un, aucun gouvernement n’est en droit de demander le changement d’emplacement du volant et de deux, que si nécessaire je passerais la douane de toute façon (la douane n’est habilité à confisquer les véhicules et que j’attendrai que la gendarmerie militaire me confisque le véhicule et qu’à ce moment la, j’exigerai que l’on me donne la raison exacte de mon arrestation et que l’article de loi qui atteste de cette interdiction me soi montrer noir sur blanc.

Là, les têtes des douaniers commencent à changer. On voit le doute s’immiscer sur le visage car comment les petits touristes que nous sommes peuvent se dresser aussi fermement devant leurs propos. Peut-être n’ont-ils pas l’habitude de ce genre de réaction.

Séverine exige des militaires une consultations auprès de leurs hiérarchie pour solutionner le problème. Coup de téléphone auprès de leurs centrale, ensuite au service des transport, etc… nous on patiente.

Subitement, le militaire en chef me demande d’où on vient et que faisons par ici, une mini conversation s’engage, on sent que l’atmosphère commence à se détendre. On patiente toujours. Il faut savoir que la loi s’applique à tout le monde bien évidemment mais il existe des subtilités qu’il ne faut pas négliger, une qualité d’un bon belge, est le compromis et la négociation. On leur rappelle que nous sommes étrangers dans le pays, que nous ne vendons pas notre véhicule, et que ecertaines règles applicables aux chiliens ne le sont pas forcément aux étrangers. Que font ils des visiteurs anglais, néo-zélandais, asiatiques qui viennent visiter leur pays?! Les refouler parce qu’ils ont une conduite à droite?

Le doute s’installe de plus en plus fort. Le gendarme militaire se lèvé nous demande de le suivre. Nous obtempérons. Nous voici de retour à la douane, une nouvelle discussion s’engage avec le militaire et le douanier, le chef douanier écoute le gendarme. Je tente d’écouter et comprendre mais difficile avec le bruit ambient et les enfants.

Le militaire sort du bureau, nous fait un clin d’œil, et nous souhaite bon voyage. Le chef douanier nous signe l’entrée du véhicule, et tente quelques mots en français. Le douanier frustré lui, disparaît.

Le problème s’est résolu, avions nous raison, avaient-ils mal interprété la loi, nous ne le saurons jamais.

Quoiqu.il en soit nous voilà de retour au Chili, en toute légalité avec notre véhicule à conduire à droite et des enfants qui semblent être les nôtres.

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